Les douze travaux d’Héloïse: Gastronomix en Montérégie

Comment avoir une aventure épicurienne rustico-gastronomique dans l’univers digne de René Goscinny et Albert Uderzo? Il suffisait de suivre la folle aventure gourmande d’une Foodista en Mission(ix) en terre Montérégienne, le troisième resto-bulle.  Il s’agit là d’un tour de force de l’archéologie du terroir gaulois et surtout un hommage aux produits de la Montérégie et de son Garde-Manger.

Un resto-bulle? Un resto-quoi? Un resto éphémère, un tantinet « underground » dont le thème ne survient qu’une fois, propulsé par l’équipe géniale d’Héloïse Leclerc, 180 degrés.  Ainsi,  j’ai vu passé sucessivement les deux premières éditions du resto-bulle.  Ayant éprouvé de sérieuses difficultés avec la téléportation, la célèbre expression « Beam-me up » ne semblait pas fonctionné, lorsqu’après une soirée d’Halloween sous la pluie, mais avec des rires et des exclamations de la part des mes enfants, j’ai vu les photos du gargouillis de sol comestible et de la fabuleuse pépite d’or.  Voici un merveilleux vidéo d’Annie Simard photographe « Créatif Foodies fabuleux sur la création du Monde Souterrain d’Héloïse Leclerc ».  Les astres ne se sont pas alignés pour vivre un Amour Courtois avec mon Homme#1, la deuxième mouture du resto-bulle.  Il restait à demeurer vigilante pour le prochain, car il faut dire que je suis une grande admiratrice du travail d’Héloïse.   J’ai même réalisé avec fierté cette audacieuse recette de jardinage en hiver pour un improbable sol comestible à la manière de @180DegrésF lors de mon menu « Neo Sugar Shack« .  Il est aisé de constater à quel point Héloïse sort des sentiers battus avec des créations réellement savoureuses et ludiques.

Ainsi j’allais vivre l’expérience sur le thème rustico-chic, Gastronomix en Montérégie. Il faut avoir une bonne dose d’humour, car la limite entre l’évocation et la mascarade peut être mince!   J’ai pris plaisir à replonger dans l’univers des Gaulois en lisant quelques albums et en découvrant les créatifs noms des personnages de l’univers d’Astérix, 50 ans avant J.-C.

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Fabrice Gaëtan, photographe
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Nous avions tout de même travaillé sur notre look gaulois pour l’occasion en empruntant bouclier et épée à notre petit écuyer.
épée romaine et bouclierbouclier

Toutefois, nous n’avions pas prévu devoir emprunter un nom de code pour affronter notre première épreuve  digne des douze travaux d’Astérix, celle d’arriver à temps!  Ainsi nous étions désormais rebaptisés Prisdansl’traffix et Urbaline, rendus sur les lieux avec une petite demi-heure de retard, par Jupiter! « Es-tu sûr que c’est ici, à la Ferme Guyon à Chambly, sinon on va avoir l’air des Visiteurs de Jean-Marie Poiré (1993)! »

Le comble aurait été d’affronter la bureaucratie romaine pour obtenir le laissez-passer A-38… Fiou personne n’a eu la cupide idée de nous faire subir cette épreuve.  Nous aurions toutefois répliqué avec la recherche du formulaire A 39 de la circulaire B-65, par Toutatis!  Au contraire, les romains et romaines étaient des esclaves dans la contrée de Gastronomix.

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Crédit photos: Fabrice Gaëtan, photographe
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Voici notre hôte, le sympathique Gastronomix et Hungry Rachel en train de publier sa photographix et ses idées sur Twittix pour son génial compte-rendu de ce fabulix repas gaulois.

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À notre arrivée, nous avons engouffré sucessivement les perles de vinaigre de cidre de la vinaigrerie Gingras, dignes de la plus exigeante Cléopâtre, servies sur une huître de concombre et Dukkah.  Puis le tapioca noir à l’anchois sur une fine crêpe de pois chiche au cumin, du pamplemousse confit et de délicates pousses vertes des Jardins Picoudi. Enfin, le tartare et son jerky de wapiti à l’érable de la Vallée du Wapiti. Avec ces trois délectables bouchées, nous avions goûtés des délices préparés par une prêtresse de l’île enchanteresse du plaisir. Magnifix!

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Crédit photos: Fabrice Gaëtan, photographe
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À l’occasion de l’audacieuse entrée froide, Héloïse aurait pu porter le nom de Javajavaline, la version coréenne de la femme du poissonnier Ordralphabétix, mieux connue sous le nom de Ielosubmarine dans les éditions françaises.  « Dorénavant, tu le vendras tout seul ton poisson pas frais! » s’exclame cette femme libre qui abandonne Ordralfabetix à ses poissons.

Heloiseetunpoisson.jpg_largeCrédit Photo: Le Garde-manger du Québec

Héloïse avait préparé du maquereau fumé, bien frais et magnifique avec sa peau bleutée avec une audacieuse flaque d’écume verte composé d’épinard et d’algues.  Pour la touche asiatique, qui jalonne et signe souvent les chefs d’oeuvres d’Héloïse, il y avait de délicieux pois au Wasabi pour ajouter du piquant à l’expérience.  Un délice fascinant tant pour l’oeil que pour le palais.

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Crédit photos: Fabrice Gaëtan, photographe
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Puis il y a eu la délicieuse fondue au Gré des Champs, judicieusement aromatisé avec la cervoise À Table et de la moutarde de carcajou.  La vinaigrette à l’artichaut de la Fille du roy rehaussait la chicorée légèment amère et les pousses de jeunes pois.  Un beau contraste avec la fondue au fromage.  Que dire des surprises dans l’assiette avec un radis revampé par un pesto de roquette et un délicieux champignon grillé et farci.  Le climax était de déguster un divin pruneau fumé garni de proscuitto avec la fondue au fromage. Enfin le fromage de style Tête de Moine, disposé comme une délicate fleur, est une découverte québecoise à retenir: Le Frère Chasseur!

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Il ne manque qu’un plat de Gré des Champs bien relevé sur ce cliché! Crédit photos: Fabrice Gaëtan, photographe http://www.fabricegaetan.com/
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Ensuite, sous le signe de l’abondance, un mijoté de sanglier dans un magnifique « sanglier de céramique », fidèle aux dessins d’Uderzo, était servi comme élément du plat de résistance.  Obélix aurait bien protesté car il n’aurait pas pu engloutir le sanglier en entier, car c’était une création de Véronique Martel, céramiste.  De grâce, si vous croisez Obélix, le véritable, ne lui donner pas l’adresse l’adresse de la Ferme Renaissance, car il risque de faire un carnage parmi l’élevage paisible des sangliers, des lapins et des dindons sauvages!

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Sur un rondin de bois, confectionné à la main par une complice d’Héloïse, s’ajoutait au mijoté de sanglier, une caille farcie au braisé de chou, lardons et poires séchés; ce petit volatile savoureux et bien juteux, acompagnée d’une purée de panais à l’ail grillé.  Une reproduction d’os à moëlle version végétarienne avec une duxelle de champignons au Brandy de la Cidrerie Michel Jodoin et patate douce, ajoutait une touche d’abondance.  La sauge frite procurait une délicate touche de raffinement au plat.

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Après le copieux repas, il y a eu une joute de Bras de fer où les femmes n’avaient pas froid aux yeux, sous le regard de Astérix, alias Gourmande Gab.

bras de fer

 

J’aime la photographix suivante car elle démontre toute la détermination d’Héloïse la conquérante de ce camp Romain, Babaorum, situé en Armorique, au sud du village gaulois pour réaliser des mini babas et granola de bleuets Au fil Du Vent.  Il ne manque que la garniture de chantilly au miel et gel de bleuets et la crème coco-chocolat blanc, yaourt de de bufflone de la ferme Mario Maciocia.

camp romains

Crédit photos: Héloïse Leclerc https://www.facebook.com/180degresblogue

 Un « anachronix » façon Por Art, pour illustrer le résultat final des colorés mini-babas, avec le cidre de feu du domaine Labranche!

Baaorum et cide de feu

Et la grande finale, l’arrivée du plateau de menhirs, de succulantes truffes de marron au chocolat et Armagnac, porté fièrement par Chef Héloïse.

foodistas

Héloïse est sûrement tombée dans une potion magique de la passion gastronomique lorsqu’elle était petite pour ainsi rendre ainsi hommage à une douzaine de produits du terroir.  Les douze travaux de Gastronomix!  De quoi impressionné Astérix le gaulois, lui -même!

potion gastronomique

Cette troisième édition du resto-bulle #Gastronomix #Bullemonteregie propulsé par Héloïse Leclerc est une expérience des plus fantastix!

P.S. Il ne reste qu’à suivre Foodista en mission pour avoir le bonheur de s’immiscer dans un autre univers épicurien, comme une station balnéaire ou spatiale! #RestoBulle des événement à suivre…

 gastronomix en monteregie

Merci à Héloïse Leclerc de m’avoir transmis les photographix officielles pour illustrer mes propos de cette aventure #Gastronomix

Un commentaire

  1. Charmant articlix que voilà, chère missionnaire urbaine. Je te régale de détails exclusivix: nous avions bien pensé à demander un formulaire A-39 aux participants à la place du contrat standard, puis l’idée de se retrouver dans quelque cafouillage légal nous a fait changer de cap! 🙂

    Je partage aussi ton appréciation pour le Frère Chasseur, l’une des plus belles découvertes de mon séjour en Montérégie. En fait, j’avais déjà goûté au Gré des Champs à Québec, mais après avoir visité la ferme laitière, j’ai compris que le projet d’entreprise dépassait largement en coeur et en souffle le simple goût d’un très bon fromage. Je prévois d’ailleurs rédiger un articlix de mon cru sur cette expérience. Oh, jeu de mot! 🙂

    Aussi, et c’est un secret bien gardé, ma carrière gourmande a effectivement commencé avec les albums d’Astérix et Obélix. Un de mes passe-temps préférés consistait à trouver les images de nourriture dans l’album et à essayer d’imaginer ce qu’ils goûtaient. À ce jour, ce talent de visualisation culinaire m’accompagne dans la cuisine.

    Finalement, je n’avais pas réalisé que j’avais travaillé avec douze produits différents. Coup du destin, sans doute… Un travail valorisant néanmoins… Comme je le disais si bien dans mon compte-rendu: veni, vidi, vici!

    Merci pour tout, chère Lyne, et à la prochaine occasion de partager notre passion bouffe commune!

    Héloïse la Foodista en rémission(ix)
    xox

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