Omnivore World Tour et Festival YUL Eat Montréal 2015

Deux événements de découvertes culinaires, qui vont se dérouler à Montréal d’ici la fin de l’été, ont particulièrement attiré mon attention.  Sous le radar épicurien de l’Urbaine en Mission que je suis, il y a l’Omnivore World Tour (OWT Montréal) du 20 au 24 août 2015 à la Société d’Art Technologique (SAT, boulevard Saint-Laurent) et le festival YUL Eat au Vieux Port, plus exactement au Quai de l’Horloge, durant la longue fin de semaine de la fête du travail, du 5 au 7 septembre 2015.

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Tout d’abord, l’Omnivore World Tour est un événement qui se déroule dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Shanghai, Moscou, Marseille, Lyon, Genève, Bruxelles, New-York, San Francisco, Sydney, Copenhague, Istanbul et Montréal.  L’idée première de cet événement, selon le fondateur Luc Dubanchet, est de proposer “un défrichage de la jeune cuisine française et internationale en provoquant la rencontre entre des chefs internationaux et chefs résidents du pays hôte, afin de partager leurs cuisines, interroger les techniques, confronter les cultures, créer du mouvement pour mieux imaginer l’avenir!”.  C’est un concept 100% jeune cuisine qui cherche à dépoussiérer le classicisme de la cuisine française et internationale.

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La Société d’Art Technologique, rue Saint-Laurent à Montréal accueille la 4e édition de l’OWT Montréal, question de faire découvrir les nouveautés, les tendances culinaires qui vont forger les classiques de demain.  La proposition est de faire un tour à 360° degrés de la scène gastronomique en terre canadienne, avec une majorité d’artisans montréalais et des invités internationaux.  Il faut savoir que l’Omnivore a inspiré Francis Laplante alias Tranche de pain à la création du Food Camp de Québec, qui compte maintenant quatre fabuleuses éditions, comme en témoigne mes compte rendu, Le phénoménal FoodCampQc et les Ateliers du FoodCamp.

C’est en 2014 que j’ai découvert avec bonheur le festival Omnivore, en assistant aux démonstrations culinaires du dimanche, sous le dôme englobant de la SAT, un espace unique à 360 °degrés.  Au centre, les chefs innovateurs et d’avant-garde, utilisaient les trois plans de travail disposés en cercle pour mieux communiquer leur savoir-faire en cuisine et discuter de leur parcours aux foodies réunis pour l’occasion.  Des écrans géants diffusaient sur le plafond de la “Satosphère” les détails captés lors des démonstrations en cuisine ou pour supporter les propos des chefs avec des éléments photographiques ou des montages vidéo.

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“Défricher, toujours défricher!” Voilà ce que déclamait avec passion l’animateur français Sébastien Demorand, au début de la deuxième journée de cette grande réunion épicurienne en 2014. Les sens ont été ultra-sollicités, particulièrement la vue, l’ouïe et l’odorat lors des classes de maîtres.  Pour le reste des sens, il faut user de son imagination et de son bagage de connaissances en cuisine pour se figurer le goût des plats.  Contrairement au FoodCamp de Québec, où 500 bouchées sont distribuées aux participants à chacune des 10 présentations, durant les Masterclass de l’Omnivore, il y a peu de place pour  les sens du toucher et du goût afin de savourer en direct aux créations des chefs à part quelques exceptions.  Pour déguster la création de plusieurs chefs invités, il faut participer à l’Omnivorius Party par Badoît qui a lieu le samedi soir.

Par exemple en 2014, les participants du dimanche ont eu droit de goûter le pain de Jeffrey Finkelstein, qui pilote la boulangerie Hof Kelsten, comme un copain qui le rompt et qui le partage en guise d’offrande dominicale.  Ces produits de boulange garnissent les grandes tables comme Le Toqué, Le club Chasse et Pêche et le Joe Bee.  Son leitmotiv « Leaven is life of bakery ».

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Le chef Justin Cournoyer du restaurant Actinolite à Toronto, dont la mission est de faire une symbiose entre la forêt et les aliments, nous a donné une petite cuillère de beurre infusé à la terre au goût de butterscotch et qui agrémentait son charmant jardin de légumes.  Un pur ravissement pour le palais et pour les yeux.

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Ce dimanche-là, j’aurai volontiers goûté aux créations de William Cody et Gil Macnutt du restaurant Maïs: Des tacos de langues de morue frites avec la salsa aux tomatillo, pommes vertes, coriandre, graines de coriandre fraîches et lime ou encore la pieuvre grillé, au babeurre de la Société Orignal et aux fleurs de coriandre provenant de leur jardin urbain sur le toit du restaurant Maïs.

 

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Quant au Sweet & Sour Balls aux cerises de Terre de Madame Dominique, vinaigre de cidre et sirop d’érable, candidement exécuté par Élisabeth Cardin et son comparse Christopher Parasiuk, du restaurant Manitoba, j’aurai préféré me déclarer 100% Vegan à ce moment-là!

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Just because  « Sweet & Sour Balls » a.k.a Rognons blancs pour les cuisiniers ou testicules d’agneau pour les anatomistes!  C’est tout à fait dans l’esprit de l’Omnivore World Tour qui cherche à nous sortir de notre zone de confort culinaire.

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Je suis ressorti de l’Omnivore World Tour avec de multiples pistes de réflexions, afin d’être encore plus connecter  avec l’environnement qui nous entoure.  Ce festival permet de se remémorer des citations de chefs, comme celle de Martin Juneau, en faisant un steak de brocoli pour plaire à ses jeunes filles: « Bon on va cuisiner pour voir où ça nous mène…Là on est  à des kilomètres des mères qui font trop cuire le brocoli! »

Comment ne pas être inspiré  par les propos songés de l’ex-chef de cuisine du Toqué, l’excentrique Charles-Antoine Crête du Majestique et bientôt à la barre du Montréal Plaza.  Il a déclaré « Je veux devenir inutile le plus tôt possible. Parce que les autres autour de moi sont devenus autonomes, quand on leur donne des outils  et alors je deviens encore plus utile ailleurs, juste pour continuer à avancer. »

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C’est pourquoi cette année, je compte bien profiter de la quatrième édition du festival Omnivore, en participant aux dix-huit Masterclass de chefs, pâtissiers, torréfacteur, mixologue et brasseur de bière les 22 et 23 août.  Cette année, j’ajoute le cocktail dînatoire du samedi soir de l’Omnivorius Party par Badoît. Et pour partir le bal de ce week-end épicurien,  quoi de mieux qu’un “extra souper” avec des pionniers de la nouvelle cuisine et de la gastronomie, placé sous le signe du renouveau!   Featuring Martin Juneau from La petite Italie (Pastaga), Patrice Demers from Petite Bourgogne (Patrice Pâtissier) et Pascal Bardot From 16e arrondissement, Paris (L’Astrance).

Le programme des démonstrations culinaires l’Omnivore World Tour 2015  démontre la capacité de l’organisation de défricher dans plusieurs quartiers de la ville de Montréal et présenter des jeunes chefs, pâtissiers, mixologue, torréfacteur, avec en prime plusieurs invités de St-John (Terre-Neuve), Granby (Québec), Paris et Moscou.  Toujours sous le signe de l’innovation et 100% jeune cuisine.

Samedi 22 Août 2015

  • Julien Joré et Stéphanie Labelle, Cirkus et Pâtisserie Rhubarbe (Montréal, Canada)
  • Guillaume Kittel-Ouimet, Kittel Café (Montréal, Canada)
  • Segué Lepage, Le Comptoir Charcuterie et Vins (Montréal, Canada)
  • Pascal Barbot, L’Astrance (Paris, France)
  • Fabien Maillard, Le Lab (Montréal, Canada)
  • John Winter Russell
  • Michelle Marek, Food Lab (Montréal, Canada)
  • Anton Kovalkov, Fahrenheit (Moscou, Russie)
  • François Coté, L’Impérial (Granby, Canada)

Dimanche 23 Août 2015

  • Marc Cohen, Lawrence (Montréal, Canada)
  • Marc-Alexandre Mercier, Hotel Herman (Montréal, Canada)
  • Brian Peters, Salmigondis (Montréal, Canada)
  • Romain Tischenko, Le Galopin (Paris, France), La Cave à Michel (Paris, France)
  • Michael Ruel, Matthieu Gauthier, Isle de Garde (Montréal, Canada)
  • Minh Phat, Orange rouge (Montréal, Canada)
  • Todd Perrin, Mallard Cottage (St. John’s, Canada)
  • Samuel Pinard, La Salle à Manger (Montreal, Canada), Farine (Montréal, Canada)
  • Marc-André Leclerc, Grumman 78 (Montréal, Canada)

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Le festival YUL-EAT Montréal est un nouvel événement  gourmand, dont la 2e édition va se dérouler au Quai de l’Horloge,  au Vieux Port de Montréal du 5 au 7 septembre 2015.  Le festival YUL Eat fait écho aux mouvements du Street Food à Montréal, dont Grumman’78 a été un des précurseurs et se veut un lieu de rencontre urbaine.

Le programme, vraiment prometteur et basé sur 3 mots-clés: MANGER. DÉCOUVRIR. FÊTER,  recèle d’activités tout azimut pour explorer la culture gastronomique du Québec.

Cours de cuisine, dégustations de produits du terroir, brunchs, soupers avec des brigades de chefs de renommée, conférences, démonstrations culinaires, tables rondes, paroles de pro, cuisine de rue, marchés de produits québécois, four à pain, salon du livre et une zone pour les enfants!

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Trois jours d’activités, avec des invités de marques, donnent toute la latitude pour aller passer un bon moment épicurien.  Je vous recommande d’explorer le programme et de mettre quelques activités du festival YUL EAT à votre agenda lors du week-end de la fête du travail.

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