Paëlla d’une campeuse de jour: Les Cuistots sportifs du CEPSUM et NUTRIUM!

Faire vivre quinze heures de cuisine saine et savoureuse à des jeunes de 10 à 15 ans: Voilà tout un programme pour un camp d’été offert par le Centre d’éducation physique et de sport de l’Université de Montréal (CEPSUM) en association avec les ateliers du centre de référence sur la nutrition (Nutrium).  Les répercussions d’avoir participé au Camp LesCuistots Sportifs  sont vraiment multiples pour le bonheur de toute la famille!

Notre Fille #1 (10 ans) est tout simplement revenu enchantée à chaque jour.  Imaginez le bonheur qu’elle avait de nous expliquer les trois plats savoureux, de l’entrée au dessert, concoctés le matin par la brigade de jeunes chefs en herbe.

Le camp Cuistot Sportif est vraiment axé sur les démonstrations culinaires, la découverte des éléments nutritifs des aliments et surtout la réalisation de recettes avec les bonnes techniques et le respect de l’hygiène.  Cette année, le thème du Camp Cuistots Sportifs est d’explorer la cuisine d’un pays différent à chaque jour.  Ainsi  la chef Litchie a fait découvrir la cuisine de l’italie, le Vietman, l’Espagne, l’Inde, le Québec.

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Tout le contraire de ce pensait un de nos amis, qui avait bien ri du concept “Cuisine et sport” en disant une réplique digne de l’ami Ben de Louis-Paul, alias Alexis Martin,  dans un épisode de la série Les parents:

“Quoi ta fille va apprendre à faire des ailes de poulet, des burgers, des nachos pis des onion rings!!!”

“Ben non, elle ne va pas faire un camp à la Cage aux sports, quand même!” ai-je dit.

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Une belle attention pour les parents est le résumé de la journée, transmis par la nutritionniste Clémentine pour connaître ce qui mijote dans les ateliers.  À chaque après-midi,  je prenais un moment pour dire à mes collègues: “Wow! ma fille a appris à faire un spaghetti de blé aux boulettes de veau, sauce tomate maison ou encore un pâté chinois revisité avec une purée de pomme de terre rose, grâce à l’ajout de betterave!” En passant c’est un truc ravissant pour plaire aux fillettes qui adorent le rose!” Mes collègues étaient vraiment impressionnés par les réalisations de ma fille de 10 ans “Mon jeune frère de 17 ans n’est pas capable de se faire cuire un œuf!”

Ainsi sur le chemin du retour à la maison, nous pouvions voyager à travers les propos volubiles de ma grande fille #1.

En plus, il y a des dégustations de fromages québécois en guise de collations. Vinifie, Gré des champs, Tomette de chèvre et Lune de Miel, pour ne nommer que ceux-là.  Avec autant de découvertes, ma grande fille est prête à naviguer dans l’application et outil de dégustation “Mon carnet Fromages d’ici.

Ma grande fille a vraiment été passionnée par la découverte des saveurs de l’Espagne: “Maman, maman je veux refaire une paëlla et des churros parce c’est trop bon, tu vas voir!”

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Voici la recette de paëlla que nous avons adapté pour notre petite famille nucléaire à partir du livre de cuisine qui a été transmis aux Cuistots Sportifs.

  • 1/4 gros oignon émincé (C’est remarquable de constater que ma fille maîtrise la coupe avec un grand couteau, en faisant des mouvement de balancier: une belle technique transmise au cours du camp) #FiertéDeMaman
  • 1/2 poivron coupé en lanières
  • 15 mL d’huile d’olive

Dans une casserole, faire revenir oignon et poivron pendant 3 minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les légumes soient bien colorés.

  • 2 tomates fraîches, coupées en dés

Ajouter les tomates et poursuivre la cuisson pendant 2 minutes.

  • 5 mL de paprika
  • 5 mL de curcuma
  • 250 mL de riz à grains longs

Ajouter les épices.  Cuire le riz pendant 1 minute en remuant pour bien nacrer le riz; bien  enrobés d’huile les grains de riz deviennent translucides.

  • 500 mL de bouillon de poulet, maison façon Daniel Vézina « Hum, il sent bon ton bouillon, maman! » grâce aux réserves dans le congélo, car j’adopte presque toujours un poulet entier et ainsi avoir du bouillon maison sous la main).

Ajouter le bouillon et poursuivre la cuisson à feu doux, à couvert pendant 25 minutes jusqu’à ce que les grains soient encore légèrement croquants.

  • 1 saucisse de type Chorizo (mon ajout personnel pour accentuer le côté espagnol de la recette)
  • 5 mL d’huile d’olive

Dans un autre poêlon, faire revenir le chorizo.  Retirer et éponger le chorizo sur du papier essuie-tout.  Enlever un peu de gras au besoin du poêlon, en le laissant refroidir auparavant.

 

Dans le même poêlon ayant servi à faire cuire le chorizo, faire saisir les crevettes pendant un maximum de 2 minutes.

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Au départ, je n’était pas convaincu par ce plat à base de crevettes.  D’abord un souci de goût, car il est parfait difficile de dénicher de bonnes crevettes et aussi pour une question d’éthique.  Les crevettes tropicales sont à proscrire comme le mentionne le Nutritionniste urbain, Bernard Lavallée.  À l’épicerie, sachant qu’il faut à tout prix éviter les crevettes d’aquaculture en provenance d’Asie, j’ai fait le choix d’opter pour des crevettes sauvages d’Argentine (Pleoticus Muelleri) de Marina Del Rey, rose naturellement.  Après mes recherches infructueuses,  ce produit ne semble pas été évalué par Ocean Wise, mais est une source importante de crevettes pour l’Espagne.  Ce n’est pas un achat parfait, car ce produit a parcouru plusieurs milliers de kilomètres avant d’arriver en terre québécoise.  Pour un produit local et sûr, opter pour des crevettes selon la liste d’Ocean Wise.  Ou encore  utiliser des cubes de poitrine de poulet provenant d’un poulet entier et profiter pour réaliser un bon bouillon maison.

Cette recette a vraiment conquis tous les membres de la famille.  En faisant une  présentation du tonnerre en transférant le contenu dans une poêle rustique en fonte, nous avons dégusté ce plat typique comme si nous étions en Espagne!

 

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