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Le Fricot. Un restaurant aux saveurs revisitées de l’Acadie

Dans le quartier Petite-Bourgogne de Montréal, un restaurant a ouvert récemment, plus exactement « next door » de la Drinkerie Ste-Cunégonde. L’affiche avec le petit homard rouge annonce le type de cuisine, où les fruits de mers sont certainement au rendez-vous.

Le Fricot est une nouvelle aventure pour les propriétaires du bar situé à la porte d’à côté Antoine Legault, Éric Le François, Alex Lejeune avec le chef Alain Gauvin, originaire de Caraquet et le restaurateur Simon Dunn de Shediac. Il est possible de passer du bar au restaurant par une porte commune à l’intérieur.

Ce projet mijote d’ailleurs depuis plusieurs années dans l’esprit de Simon Dunn afin de faire découvrir aux Montréalais les racines culinaires néo-brunswickoises.

C’est ce que j’ai appris lors du lancement médiatique où j’ai été invitée à partager un repas avant l’ouverture officielle du restaurant.

Le décor inspiré des Maritimes nous transporte ailleurs, comme dans un « Crab Shack » de bord de mer. Être dans le Sud-Ouest de Montréal et se sentir comme une touriste au Nouveau-Brunswick, voilà une belle proposition à l’image de la scène culinaire de la métropole.

Les coquillages et les cages à homard suspendues deviennent de sympathiques luminaires, signés Jacques et Anna.

Le design graphique est de Don Carlo et Mookieyams. Plusieurs éléments du décor sont des souvenirs authentiques provenant des Maritimes et ayant appartenus à la famille des propriétaires.

Le restaurant porte le nom « Fricot » qui signifie festin en France au 18ème siècle et reflète tout à fait l’intention festive et sans prétention de la cuisine des Maritimes.

Le mot Fricot désigne surtout la soupe emblématique de la culture acadienne à base de bouillon de volaille, de légumes et de sariette, un ingrédient indispensable. Ici ce plat classique d’origine acadienne est revisité avec l’ajout de lardons et surtout avec des boules de pâtes style “grand-père” de plus petite dimension. Le résultat « Le Fricot d’Ulysse » procure aux convives une soupe réconfortante qui évoque subtilement le plat traditionnel, sans la lourdeur des boules de pâte.

Il y a même une version originale de Fricot « avec pas de viande » au bouillon de légumes et tofu!

La dip aux crustacés, composée d’homard, de crevettes, de crabe, fromage à la crème, parmesan, rehaussé de kale croustillant et servie tortillas est un plat facile à partager pour débuter une soirée.

J’ai eu un coup de coeur pour les œufs mimosa remasterisés, un clin d’œil au Deviled Eggs: Les Oeufs du Dj’âbe, comme on dit en Acadie!

Généreusement garnis de fruits de mer, aïoli, avocat, les œufs sont accompagnés d’une salade de choux rouge et de carottes marinés qui ajoute de la fraîcheur et des couleurs pimpantes.

Un autre plat typique des Maritimes est assurément la guédille. Au menu, on retrouve plusieurs déclinaisons de Guédille, allant de la Shediac Classic à la Vedge (version végétarienne) en passant par la Caraquet special toute garnie!

Les arrivages de homards proviennent du bateau de pêche de la famille de Simon Dunn. Encore une fois, les saveurs sont authentiques et le pain maison fait toute la différence. Crédit photo : Le Fricot.

La cuisine du Nouveau-Brunswick comporte beaucoup de plats cuits à la friteuse. Le chef Alain Gauvin s’est inspiré du poulet frit de la chaîne de restauration rapide Dixie Lee, dont la majorité des restaurants se trouvent sur la Côte atlantique, surtout au Nouveau-Brunswick et à l’est du Québec.

Charline-Ève Pilon, collaboratrice au Le Carnet de MC et le chef Alain Gauvin.

Ainsi le chef est fier de sa création de poulet frit « Dixie Chicks » servi avec une sauce Ranch à l’aneth. C’est encore meilleur que celui de la succursale Dixie & Paul, rue Sainte-Famille à Jonquière que j’ai connu durant mon enfance au Saguenay, car la panure est plus légère. Les amateurs de poulet frit sont comblés.

Soulignons un autre plat original; le Gravlax de Rivière où la truite est rehaussé par le gin et le miel. Le gravlax est servi avec des gaufres, des poireaux grillés et une salade de roquette.

La carte de vins élaborée par la Maître d’hôtel Karine Leblanc propose des produits vinicoles d’importation privée de l’Est du Canada comme la Nouvelle-Écosse et la bière Lager Alpine, classique du Nouveau-Brunswick.

Lorsqu’un des propriétaires arrive avec le livre de recettes de sa grand-mère, c’est un indice de leur passion à faire rayonner la cuisine typique acadienne.

Crédit photo : Fannie Laurence

Il est possible de commander un menu «festif», c’est-à-dire un prix unique par personne, composé de plats à partager choisis par le chef.

J’ai ainsi découvrir d’autres plats créatifs et inspirés de la culture culinaire néo-brunswickoises. Le menu regorge de mets revisités; une cuisine des maritimes « Neo-trad » en quelque sorte, dans un décor regorgeant d’authentiques souvenirs des Maritimes.

Merci à Marie pour l’invitation et à toute l’équipe du restaurant Le Fricot pour le chaleureux accueil.

Mes opinions sont sincères et demeurent les miennes.

LE FRICOT

2661 Notre-Dame Ouest, Montréal H3J 1N9
Métro Saint-Henri, ligne orange
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un commentaire

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