La mémoire du coeur CHU Sainte-Justine

Dernier coup d’oeil sur 2020. Sous le signe de la pandémie et de l’espoir

En ce début d’année 2021, les effets de la Covid-19 sont toujours bien réels. Le système de santé est sous pression plus que jamais.  Confinement, couvre-feu, l’état d’alerte est déployé pour endiguer la pandémie. L’année précédente s’est déroulée majoritairement sous le signe de la pandémie et 2021 emprunte le même sillon.  La lueur d’espoir avec le début de la vaccination est bien réelle, mais il faut continuer les efforts.  Nothing change on New Year Day! Nous avons eu cette réflexion en écoutant le groupe U2 dans la nuit du 1e janvier 2021. Voici mon dernier coup d’œil sur 2020… d’un point de vue personnel.

Cathcart le plafond de verre
Un oasis au centre-ville

À l’aube de 2020, rien ne laissait présager la tournure des événements survenus le vendredi 13 mars 2020. Les grands projets de halles gastronomiques se multipliaient à Montréal. L’arrivée du Cathcart-Biergarten avec son environnement soigné avait pour mission de redonner le goût aux montréalais de se réapproprier le centre-ville… avant de devenir complètement désertique.

Au cours du premier trimestre, mon agenda d’événements et de sorties était bien rempli.  J’avais déjà écrit une douzaine d’articles à un rythme effréné. Par exemple, le festival Montréal en lumière a été l’occasion de mettre le focus sur les femmes cheffes de même que sur la gastronomie sociale.

Gastronomie sociale
Le futur site du Refettorio, Église Anglicane Saint-Georges. Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

J’ai assisté au FoodCamp de Québec les 7 et 8 mars 2020 lors d’un séjour au Château Frontenac avec ma famille. Ma participation à cet événement épicurien d’envergure m’a semblé surréelle à l’annonce des mesures de confinement, une semaine plus tard.

Foodcamp 2020 Mélanie Marchand et Pasquale Vari
Victor de Random Cuisine capte un moment de complicité. FoodCamp de Québec. Mélanie Marchand et Pasquale Vari

La déclaration de la pandémie de Covid-19

Alors que mes enfants passaient en mode virtuel pour l’école, j’arpentais des rues quasi désertiques pour aller au travail. C’était vraiment apocalyptique comme vision pour se rendre au centre hospitalier près de chez moi. La chanson des Rolling Stones – Living In A Ghost Town prenait tout son sens.

La pandémie entraînait son lot de certitudes et d’incertitudes. La Covid-19 pouvait et peut toujours frapper quiconque sans crier gare. Au travail, mes collègues et moi, nous avions mille et une craintes pour nos patients. Était-ce possible de prodiguer des soins avec une menace constante de ressources limitées en termes d’équipement et surtout de personnel de la santé?

Chu Sainte-Justine

Côté familial, j’avais le privilège d’avoir un conjoint qui pouvait rester à la maison pour faire du travail à distance.  Nos enfants de 12 et 15 ans pouvaient aller virtuellement à l’école, sans trop de soucis. Ce n’était pas le cas pour plusieurs de mes collègues et l’annonce des services de garde pour les enfants des travailleurs essentiels a été la bienvenue. 

Nos inquiétudes étaient moindres, mais il demeure qu’une peur collective nous a envahi. je vous invite à lire « S’émanciper de la peur » un excellent texte sur ce sujet a été écrit par Myriam du blogue Mayasanaa,

Un printemps difficile sous le signe de la pandémie

Avec les mesures de confinement et l’accès limité à l’épicerie, la vie quotidienne basculait en mode survie.  Certes je pouvais rencontrer des personnes en trois dimensions au travail plutôt que d’être confiné à la maison.  Mais l’arrêt des entraînements en plein air a été un véritable coup dur.

cardio plein air
Le vendredi 13 mars a été mon dernier entraînement de groupe. avec Cardio Plein-Air

La fermeture des régions au mois d’avril a rendu impossible nos courtes escapades familiales pour se ressourcer au chalet.  Les projets de voyages se sont envolés, même dans un périmètre d’une heure de Montréal.  Les écoles demeuraient fermées, la plupart des camps pour les enfants ont été annulés de même que le Gala Les Lauriers de la Gastronomie québécoise.  Le printemps 2020 a été particulièrement difficile pour le moral de tous.

Puiser la force en soi pour trouver du positif

Alors qu’il y avait l’hécatombe dans les CHSLD, j’ai réellement apprécié le fait de travailler en pédiatrie.  Contrairement aux ainés, les enfants et adolescents présentaient moins de graves complications de la Covid-19.  Par chance les grands projets de voyages étaient derrière nous.  Nous n’avions pas à annuler et vivre des déceptions.  Notre périple à Copenhague en 2019 avait été tellement génial.

Durant cette période, j’ai continué à développer des recettes originales ou à remastériser d’autres.  Mes chroniques de livres de recettes sont devenus une façon de voyager autrement en explorant la cuisine d’ailleurs. 

pastaga pour emporter

Afin de faire valoir le travail des chefs, j’ai écrit sur des ateliers du FoodCamp de Québec.  Le chef Martin Juneau a lancé le mouvement Souvid-19, en écho à l’annonce de la fermeture des restaurants, pour faire la promotion du prêt-à-cuisiner à la maison.  Soutenir les restaurateurs, faire la promotion des produits locaux, autant de thèmes qui me sont chers et que j’ai continué à aborder.

Un été au temps de la Covid-19

Compte-tenu du climat d’incertitude généralisé, nous avons choisi d’annuler nos vacances dans le Bas Saint-Laurent.  Le début de l’été a coïncidé avec mon rendez-vous tant attendu chez le coiffeur, quelques sorties aux restaurants, un court voyage à Québec planifié à la dernière minute avec des pluies torrentielles de la tempête Isaias.  Le moindre souci météorologique affectait le moral des troupes, mais bon nous étions en bonne santé.

Shortcake aux fraises et décor
Profiter de la vie de chalet pour remastériser des recettes. Une version 2.0 du Shortcake aux fraises

J’ai participé à quelques événements comme la découverte de la succursale Le Petit Sao Vieux-Montréal, le menu végétarien du restaurant Lanterne. Une soirée d’Insta-foodies au Club Chasse et Pêche et l’ouverture du restaurant de l’équipe de Frédéric Dufort, Chez Lionel qui est resté ouvert à peine trois semaines.

Un automne en montagne russe

Le gouvernement a pris des décisions très discutables cet automne.  Ainsi il a été possible pour les chasseurs de pratiquer leurs activités.  Quant aux jeunes dans les écoles, ils ne pouvaient pas faire de sports.  Les gyms à ciel ouvert comme Cardio Plein-Air, avec des entraînements à 3 mètres de distance, ont basculés à nouveau en mode virtuel.  Par contre, les gens avaient la possibilité de rester dans un centre commercial pendant de longues heures.

Favoriser les achats étaient plus importants que jamais. Heureusement, je connaissais plusieurs designers pour guider mes achats en ligne.

Souk Place Villemarie
Un espace parfait pour les achats locaux. Souk Place Ville-Marie Crédit photo Francis Rudman

Dès le 1e octobre, les restaurants ont été fermés pour une période de 28 jours.  L’avenir a montré qu’il s’agissait d’une période renouvelable, malgré les faibles taux de transmission dans ces lieux.  Puis en novembre, le premier ministre Legault a lancé le message de rassemblements possibles durant le temps des fêtes, en respectant des règles.  Cette décision absurde de faux-espoirs a été renversée, ce qui n’a pas empêché l’augmentation ahurissante du nombre d’hospitalisation aux soins intensifs de gens atteint de Covid-19.  Le non-respect des consignes était prévisible avec l’impact négatif sur le réseau de santé.

De notre côté, après un jour de Noël sous la pluie, l’influenceuse que je suis a été influencé par Stéphane Gadbois et son repas festif Le Mousso.  J’ai tenté ma chance et réussi à mettre la main sur un des repas les plus épiques en version « plats à emporter! » pour compléter nos repas du temps des fêtes.

Le fil conducteur de l’année 2020

Tout le long de l’année, j’ai participé à un club de lecture de livre de cuisine. À travers les plats du #RainyDaybitescookbookclub, j’ai réalisé une panoplie de mets savoureux mettant en valeur la diversité de la culture culinaire.  J’ai réalisé mon best nine of instagram avec ces publications #DiversifyYourCookBook. 

Malgré cette année tumultueuse, j’ai pris plaisir à partager mes recettes, mes adresses et de bons produits locaux à découvrir. Mission Cuisine Urbaine demeure un espace très créatif et répond à un besoin d’expression sur des sujets qui me passionnent.

L’année 2021 a débuté comme 2020 a terminé, avec une lueur d’espoir.  Seul l’avenir nous dira la suite de ce grand chapitre dans le monde de l’humanité, la pandémie de coronavirus.

L’illustratrice Élise Gravel a résumé ses souhaits pour la prochaine année d’une manière vraiment positive.  Je vous souhaite d’y trouver une source d’inspiration.

Élise Gravel

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